Habituellement mis en réserve lors des opérations militaires, les Troupes Aéroportées d'Elysia sont spécialisées dans les assauts orbitaux. Les Elyséens proviennent d'Elysia, un monde verdoyant réputé se situer dans un secteur où la piraterie est monnaie courante. De nombreuses routes commerciales passent par ce secteur, qui est constellé d'asteroïdes et de nébuleuses gazeuses, permettant aux bandes pirates d'établir des bases dissimulées et de monter des embuscades aux convois empruntant les routes navigables.
De ce fait, les Elyséens sont parfaitement adaptés aux combats d'abordages entre vaisseaux car ils assurent la sécurité de tout le secteur où les attaques sont permanentes. Ils sont aussi experts dans les assauts planétaires ou les attaques de bases isolées. Ces troupes ont de même été utilisées dans des missions d'abordages de Space Hulk, notamment colonisés par les Orks.
L'incident de Skopios
L'événement le plus connu dans lequel furent impliqués les Elyséens est l'incident de Skopios, un énorme asteroïde vagabond, dérivant de système en système par le Warp, et qui apparu durant une semaine dans le secteur d'Elysia en 873 M.38. Cet asteroïde est utilisé par l'Adeptus Mechanicus qui y possède une base permanente pour mener des expériences dangereuses et potentiellement hasardeuses en sous-sol et en surface, nécessitant ce type d'environnement isolé. Un vaisseau de classe Explorator, l'Incalculus, aborda un édifice alien flottant dans le vide sidéral près de Skopios, croyant qu'il abordait l'asteroïde lui-même. Les Astropathes du secteur rapportèrent aux autorités locales des messages de rêves et de visions sanglantes liés au vaisseau Incalculus et à Skopios. La flotte Impériale dépêcha sur place une patrouille qui ne parvint pas à établir le contact avec l'astéroïde et le vaisseau.
Le 22e régiment des Troupes Aéroportées d'Elysia fut chargé de mener des investigations sur place, sous le commandement du Colonel Prinz. Celui-ci planifia une opération commandos conjointement avec des équipes d'observation de la Navilis Nobilite. Les premières troupes à explorer la base de Skopios rapportèrent n'avoir trouver aucune trace du personnel de l'Adeptus Mechanicus, mais signalèrent par ailleur que les machineries et équipements des laboratoires semblaient avoir fonctionné à plein régime. Alors que les Elyséens procédaient aux préparatifs d'un débarquement du régiment, les troupes en avant-garde rapportèrent être prises dans des combats sporadiques avec des humanoïdes extrêmement puissants et imposants, avant d'être réduites aux silences sauf deux d'entre elles. Le Colonel Prinz et l'état major pensèrent tout d'abord avoir à faire à des Eldars, et il ordonna à tout le régiment de se préparer à un assaut orbital.
Les deux escadres survivantes progressèrent sur Skopios en direction du pôle nord de l'asteroïde où se situaient un complexe de manufactures. Ce fut le capitaine Schultz de la seconde escadre qui le premier signala qu'ils venaient de faire une incroyable découverte. La chaîne de production des manufactures avait été totalement modifiée, transformée en quelque chose que les Technoprêtres de la Navilis Nobilite accompagnant les gardes impériaux ne purent identifier. Les usines produisaient des squelettes métalliques qui furent tout d'abord pris pour des statues, mais qui se revelèrent être des guerriers artificiels. Ils ne semblaient pas être activés mais il semblait aussi que cela risquait de ne pas durer. Prinz ordonna aux escadres de localiser le centre de contrôle des manufactures et de le désactiver. Les escadres demandèrent alors de l'aide quand elles penetrèrent dans le complexe de contrôle, prises dans des combats avec un ennemi qui ne fut pas clairement décrit dans les rapports radios confus et parasités.
C'est au même moment que les Astropathes de la Navilis Nobilite signalèrent qu'ils avaient détecté quelque chose d'incroyablement ancien et potentiellement mauvais dans les profondeurs de Skopios, mais leurs messages télépathiques étaient emprunts de confusions et de terreurs, et ne furent pas plus explicites. Prinz ordonna alors aux escadres de détruire tout ce qu'elle trouvaient, usines comprises, et lanca tout le régiment dans un assaut orbital. Les drop pods Elyséen se posèrent par dizaines sur Skopios, essentiellement vers le pôle nord de l'astéroïde, mais les troupes débarquées ne trouvèrent plus aucune trace des deux escadres de reconnaissance. Queques heures plus tard une autre escouade signala qu'elle venaient de découvrir un édifice alien posé sur Skopios, l'édifice que le vaisseau Incalculus avait pris pour étant la base de l'Adeptus Mechanicus. L'édifice semblait être une sorte d'énorme sarcophage. Il sembla s'activer lorque l'escouade émi par communicateur sa description, de ses entrailles métalliques se diffusa une lueur verdâtre lorsque une sorte de porte d'accès se déroba, laissant voir la silhouette d'un squelette de métal apparemment inactif. Prinz ordonna d'ouvrir le feu et c'est à cet instant que le squelette sembla s'activer. Prinz n'entendit bientôt plus que des hurlements de paniques, d'explosions et de morts dans son communicateur, alors que les squelettes des manufactures venaient eux aussi de s'activer, désintégrant les gardes impériaux les uns après les autres.
Les pertes des Elyséens furent rapidement importantes et Prinz ordonna un repli général des survivants vers les drop pods. Une fois les troupes prêtes à être évacuées, la flotte enclencha un bombardement pour couvrir la retraite, lancant des vagues de missiles de plus en plus puissants sur Skopios, puis pour anéantir littéralement l'astéroïde, qui fut bombardé des heures durant jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'une constellation de débris. Cependant, aucune preuve ne fut apportée que l'édifice alien avait été détruit durant l'opération.
Les trois cents années suivantes, la zone entourant les débris de Skopios fut déclaré Purgatus, et des patrouilles régulières de la Flotte Impériale s'assurèrent que personne ne violait la zone de quarantaine.
Prinz et le 22e Elyséen furent exonérés de tout soupçons et s'illustrèrent à nouveau durant la croisade Cathalienne, durant laquelle le colonel Prinz fut promu temporairement Maître de Guerre.